LE FLASH DU DIMANCHE 20 SEPTEMBRE 2009

 

LES GARANTIES  DONNEES  PAR LE PRESIDENT AUX ARMATEURS LE 18.09.09


1-    La mondialisation :

 

Pour le Président, sur ce concept général, il dit ne pas vouloir s’opposer à la venue de sociétés extérieures, même à  de sociétés multinationales. C’est un discours qui peut surprendre de la part d’un leader indépendantiste ; nous lui souhaitons bon courage,  à lui et à Robert MAKER  PCA de la SETIL-AEROPORTS,  avec la société EGIS, filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations, dans le cadre du renouvellement  de la concession de l’aéroport de TAHITI-FAAA.


2-    Le non-impact sur les finances publiques :


•    Pas de défiscalisation locale : la loi du pays n° 2009-7 du 1er avril 2009 qui avait été faite sur mesure pour le King Tamatoa,  prévoit cette défiscalisation. Pour être plus concret, il faudrait faire annuler cette disposition particulière dans cette loi du pays. Sans défiscalisation, le montant annuel du crédit-bail du King Tamatoa serait abondé de 145 millions 821 mille FCP, et porterait le déficit d’exploitation annuel  du King Tamatoa à 575 millions FCP  (cf : audit de l’expert du président, notre courrier du 21 août 2009)


•    Ne pas bénéficier du gazole détaxé : sauf à  vouloir voir le monde à l’envers, un gazole détaxé est moins cher qu’un gazole taxé ! Le prix du baril de pétrole était à 38 US$ en janvier 2009, à 73 US$ aujourd’hui ; avec une consommation de plus de 18 millions de litres de gazole par an, imaginez l’impact de cette consommation sur les frais d’exploitation du King Tamatoa en plus de ce qui précède !!!


•    Les infrastructures portuaires : Le ministre des transports s’était bien gardé d’en informer le Président et les membres du gouvernement. Vu la configuration et la taille du King Tamatoa, sa mise en service nécessite 3 milliards 200 millions d’infrastructures portuaires (cf : études du Port Autonome), sans tenir compte du délai de réalisation de ces ouvrages (un an au minimum).  Comme l’a dit le ministre des transports, ces infrastructures ne doivent pas être réalisées par le pays pour satisfaire le besoin particulier de tel ou tel navire. Donc qui paiera : le King Tamatoa.


Avec la transparence que nous avons apportée, la donne du projet  n’est plus la même ;  le Président en a pris acte : il adressera un courrier en conséquence au King Tamatoa afin de lever toute ambiguité.


Et principalement,  pour apporter une solution concrète  au réel problème, celui du transport des passagers sur la ligne des ISLV, le Président a rejoint notre proposition d’affecter dans l’immédiat le navire du pays, le TAHITI NUI 1, sur cette desserte.