Première réponse au communique de Raramatai Ferry du 29 août 2009


L’HISTOIRE SE REPETE


Dans son publi-rédactionnel d’une page entière paru ce 29 août dans nos deux quotidiens, Monsieur Bill RAVEL veut réécrire l’histoire à sa manière.

En fait, Monsieur Bill RAVEL était installé en Nouvelle Calédonie où il a fait des affaires ; comme par exemple l’acquisition par le gouvernement de la Nouvelle Calédonie de l’extraordinaire navire « Président YEIWENE YEIWENE », un navire d’occasion retapé qui n’a jamais navigué et qui a coûté la bagatelle de plus de 1 Mlliard de FCP au gouvernement de la Nouvelle Calédonie (source Les Nouvelles Calédoniennes).

 

En 1979, Mr Bill Ravel arrive à convaincre un investisseur local qui a pignon sur rue (Quito Braun Ortéga cite-t-il), d’investir dans un ferry, le TOSA, pour desservir Moorea ; quelques années plu tard, il convainc le même investisseur local à investir dans un autre ferry, le RAROMATAI FERRY. Le résultat : les sociétés qui ont exploité ces deux navires de Mr Ravel ont mis la clé sous la porte. Aujourd’hui si l’on compte 1 million 700 mille passagers sur Mooréa, ce n’est pas grâce à l’idée géniale et bien relayée du TOSA.

 

Ces échecs que Mr Bill Ravel veut bien taire, sont le résultat de choix successifs de navires inadaptés aux besoins du pays ( à ce titre, il est à rappeler qu’en l’espace de 4 mois Bill Ravel a présenté pour la même desserte des ISLV successivement 3 projets : le ferry SEAFRANCE MANET, puis le Raromatai Ferry et enfin le King Tamatoa), mais juteux pour les promoteurs et quelques amis bien placés qui y trouvent leur compte : comment expliquer par exemple que Mr Bill Ravel ait obtenu le marché du transport maritime pour l’ approvisionnement du pays en hydrocarbures, sans appel d’offres en bonne et due forme, que des proches du gouvernement du pays collaborent dans des sociétés tenues par Bill Ravel.

 

La vraie histoire se répète encore aujourd’hui avec le projet du King Tamatoa.

 

LE PRIX D’ACQUISITION DU NGV LIAMON


Le LIAMONE est l’un des navires appartenant à la SNCM (Société Nationale Corse Méditerranée). Ce Navire à Grande Vitesse mis en service en 2000, est équipé de 2 moteurs diésel classiques et de 2 turbines à gaz (réacteurs d’avion) très gourmands en carburant.

 

Face à son exploitation déficitaire sur la ligne, ville de Nice et la Corse (280 000 habitants pour la corse contre 30 000 pour les ISLV), la SNCM a décidé cette année de se séparer du NGV Liamone pour le remplacer par un ferry classique moins gourmand en carburant. La compagnie maritime TIRRENIA qui opère avec ce même type de navire (turbines à gaz) sur la Corse, a mis en vente depuis 3 ans, 4 de ses navires ; sans succès.

 

Si d’après Mr Bill Ravel la valeur du NGV Liamone s’établit entre 20 et 25 millions d’euros, personne ne veut aujourd’hui de ce type de navire gourmand en carburant compte tenu du prix élevé du baril de pétrole. Les sociétés internationales de courtage maritime le proposent à moins de 15 millions d’euros, soit 1 Milliard 800 millions FCP.

Mr Bill Ravel lui a trouvé la solution : fourguer ce navire invendable aux indigènes mangeurs de bananes (comme il l’avait déjà fait avec les calédoniens pour le « Président Yeiwene Yiewene ») pour la modique somme de 3 milliards 250 millions FCP (source dossier du King Tamatoa).

Entre 1 Miliard 800 millions et 3 mlilliards 250 millions, cherchez l’erreur !!!

 

Ce n’est pas tout. Par le plus grand des hasards, une loi de pays en date du 1er avril 2009 (ce n’est pas une blague, c’est la loi du pays n° 2009-7 modifiant le code des impôts et parue au JOPF du 1er avril 2009) rend éligible à la défiscalisation locale (1 Milliard 197 millions de défisc locale pour le Liamone : source audit demandé par le président du pays) les navires d’occasion destinés à la desserte maritime interinsulaire ; mais pas n’importe lesquels : ceux qui ont moins de 10 ans. Une question à 100 francs : Quel est ’âge du NGV Liamone ? Vous avez deviné : 9 ans.

 

A partir de ces chiffres, vous pouvez calculer le prix d’acquisition réel du Liamone. Joli coup double n’est-ce pas ! Mais un coup double qui n’échappera sans doute pas à la sagacité de Monsieur le procureur de république et de Monsieur le président de la chambre territoriale des comptes ; les déclarations faites par le procureur de la république lors de l’audience solennelle du 31 août 2009, ont été très claires sur cet aspect des choses.

 

A DEMAIN POUR LA SUITE . . .