Troisième réponse au communique de Raramatai Ferry du 29 août 2009

 

LE PRIX DU BILLET


Mr Bill Ravel, fort des résultats de son enquête TNS SOFRES et des 12.000 signatures qu’il a obtenues  dans ses pétitions,  affirme sans sourciller que la population des ISLV dans sa grande majorité  approuve un montant de 6.000 francs pour le prix du billet aller simple, mais surtout  pas de 3.000 francs (pas assez cher).
Ce n’est pas une couleuvre  qu’il  veut nous faire avaler, c’est un boa ; la ficelle est un peu grosse.

LE COÛT DU CARBURANT SUBVENTIONNE PAR LA COLLECTIVITE


Mr Bill Ravel se garde bien aujourd’hui de contester la consommation en carburant du King Tamatoa que nous avons calculée, soit 18 millions de litres de gazole par an. C’est autant que les consommations cumulées des 28 navires qui desservent aujourd’hui l’ensemble des archipels de la Polynésie ; à lui tout seul, il conduira à un doublement de la consommation de gazole des navires et par voie de conséquence à un doublement de la pollution et à un doublement des émissions de gaz à effet de serre tant redoutés pour le réchauffement climatique et la montée des eaux qui affectera notre littoral et toutes nos îles basses. Avec du gazole taxé ou détaxé, l’atteinte à l’environnement sera la même.


Mr Bill Ravel nous dit qu’il a fait une demande officielle au gouvernement pour ne pas bénéficier du carburant détaxé. Là encore ce ne sont que de belles paroles, un nouvel  écran de fumée ; en effet qui pourrait interdire à un armateur illuminé de se ravitailler en gazole  à la station à 125 F du litre plutôt que de se ravitailler en gazole à 60 F du litre.


Sur le plan économique, ne pas bénéficier du gazole détaxé destiné à l’alimentation des moteurs des navires de commerce assurant la desserte maritime interinsulaire (code avantage 771 des douanes), c’est devoir utiliser un gazole qui aura été « mis à la consommation » donc automatiquement plus cher. Ce choix ne pourra conduire qu’à une aggravation du déjà lourd déficit d’exploitation que nous avions dénoncé et que l’expert mandaté par le président du pays a confirmé.


Par contre, il est à rappeler, et Mr Ravel l’a sans doute bien gardé en mémoire, que la délibération n° 77-47 AT stipule que  tout armateur titulaire d’une licence d’armateur  bénéficie des avantages accordés par la puissance publique à la profession.


En conclusion, la demande officielle de Mr Bill Ravel au gouvernement, ce n’est que du vent, un écran de fumée pour continuer à berner l’opinion publique.

A DEMAIN POUR LA SUITE.....